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Description
des planches :
La
scène de la psychostasie
ou pesée du coeur (chapitre 125) est une des scènes qu'on
rencontre le plus fréquemment dans l'iconographie funéraire
des anciens Egyptiens. Chez Ani, cette scène est représentée
à deux reprises: aux planches
30-33 qui
reprennent le texte et une représentation moins détaillée
de l'action et aux planches 3-4 où la scène est particulièrement
développée.
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Ainsi,
le centre de la scène est occupé par une grande balance
vers laquelle s'avance respectueusement le couple. Elle est surmontée
d'un babouin, animal sacré de Thot,
dieu détenteur du savoir, nécessaire au bon fonctionnement
de la balance et garant de l'exactitude de la pesée. Sur
le plateau gauche de la balance est placé le coeur du défunt
( ).
Le coeur (voir les chapitres 26, 30B, 29, 27, planche
15) est pour les Egyptiens le siège du caractère,
des sentiments, de la mémoire et de l'intellect. C'est grâce
à son coeur que l'Egyptien reçoit son individualité
et aussi sa liberté de penser et d'agir. Ainsi peut-il suivre
ou négliger les enseignements des dieux. Lors de la pesée,
le coeur est interrogé par le tribunal d'Osiris (voir planches
30-33);
à ce moment, les dieux peuvent établir si le défunt
a vécu selon les instructions de
Maât, la déesse
personnifiant les lois de l'ordre divin. Cette déesse est
évoquée par la plume d'autruche qu'elle porte normalement
sur la tête, et qui occupe ici le plateau droit de la balance.
Au-dessus du coeur se tient le ba du défunt, l'oiseau à
tête humaine qui suit le mort pendant son voyage (voir le
chapitre 61, planche
15; les chapitres 89, 91, 92, planche
17): il attend le résultat de la pesée.
Si la balance est en équilibre, le défunt est proclamé
"juste
de voix" et peut aborder le royaume d'Osiris.
Anubis, le dieu à tête de chacal, vérifie l'aiguille
de la balance.

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Planche
III - détail n°2
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Il
communique le résultat à Thot, figuré cette
fois avec une tête d'ibis, tenant en main la palette de scribe,
l'instrument de sa fonction. C'est sur elle qu'il consigne le résultat
de la pesée. Si ce dernier était désastreux
pour le défunt - jamais cette issue fâcheuse ne figura
sur un Livre des Morts - il était livré à la
Grande Dévoreuse, le monstre à gueule de crocodile,
corps de lionne, et arrière-train d'hippopotame, à
l'affût derrière Thot.

Le dieu
Thot inscrivant le nom de pharaon
sur l'arbre sacré ISHED
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A
gauche de la balance, trois autres personnages sont présents. Le
dieu
Shai personnifie le destin établi pour l'enfant dès
sa naissance. Cette naissance avait lieu sur les briques de naissance
dont un exemplaire figure au-dessus du dieu. Le plus souvent, les scènes
de psychostasie sont illustrées par deux briques de naissance,
Shai et Renenet. Cette dernière déesse qui, elle aussi,
est liée au compte des années et à la bonne fortune
du nouveau-né, est associée dans l'iconographie à
la déesse Meskhenet, personnification des briques de naissance,
dont le nom est déterminé par un lit (voir ci-dessous).

Détail:
les briques de naissance
Au-dessus
de cette scène trônent les dieux de l'Ennéade qui
forment le tribunal d'Osiris. On y retrouve Rê, Atoum, Shou et Tefnout,
Geb et Nout, Isis et Nephthys, Horus, Hathor, Hou et Sia.

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