| Les
fils d’Horus
À
partir du Nouvel Empire, leurs têtes figurent sur les quatre
vases canopes contenant les viscères embaumés. Les textes
des canopes combinent alors les quatre fils d’Horus avec quatre
déesses respectivement Isis, Neith, Selkis et Nephthys.
Les canopes Depuis
l’introduction de la momification, les Egyptiens ont retiré
les viscères du corps afin de les traiter séparément.
Les plus anciennes attestations de vases contenant les viscères
datent de la 4e dynastie, bien que dans plusieurs cas il pourrait s’agir
de coffres à viscères sans emploi de vases (voir par exemple
le coffre à viscères de la reine Hetepheres). À
partir de la 5e dynastie, la règle veut qu’il y en ait
quatre. Les vases ont toujours eu un corps bombé bien que leurs
dimensions et leurs matériaux peuvent varier. Ce n’est
qu’à partir de la 1e Période Intermédiaire
qu’apparaissent les premiers couvercles à tête humaine.
Au Moyen Empire, les vases sont placés sous la protection des
quatre fils d’Horus. Ceci est énoncé par les textes
que l’on place sur le corps des canopes. Ce texte nous donne les
paroles des quatre déesses (Isis, Neith, Selkis et Nephthys)
protégeant les quatre fils d’Horus (respectivement Amset,
Douamoutef, Qebehsenouf et Hapy) qui protègent à leur
tour le défunt. À partir de l’époque ramesside,
les couvercles prennent la forme des têtes respectives de ces
quatre divinités : tête humaine, de chien, de faucon et
de babouin. ©Egyptologica
2002 - René Preys/Jean-Pol
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